http://www.m6info.fr/m6info/marseille/categorie.jsp?id=awl_787633
Reportage M6 Edition Marseille. Et oui je reviens à la charge avec mon histoire de parking mais que voulez vous la valda a du mal à passer.
http://www.m6info.fr/m6info/marseille/categorie.jsp?id=awl_787633
Reportage M6 Edition Marseille. Et oui je reviens à la charge avec mon histoire de parking mais que voulez vous la valda a du mal à passer.
S.O.S. LONGCHAMP
Le 6 août 2008, la Ville a accordé à une société privée l’autorisation de
construire un parking géant de plus de 500 places
dans le site classé
du Jardin Longchamp
Si ce projet se réalise, c’est presque un quart du Jardin couvert d’arbres
centenaires en parfaite santé qui va disparaître et être remplacé par une dalle
et des plantes en pot. Usagers et riverains respireront le bon air des bouches
d’aération en surface.
Longchamp est le poumon du centre ville.
Nous ne pouvons pas laisser faire ce massacre.
Oui le quartier a besoin de parkings mais il y a d’autres possibilités,
peut-être moins rentables, mais beaucoup moins nocives pour notre
environnement :
la municipalité de Marseille a choisi la pire des
solutions, sans aucune concertation, en contradiction complète
avec les promesses électorales et dans le plus total mépris pour les
centaines de Marseillais qui ont signé des pétitions et manifesté
pour défendre Longchamp contre les bétonneurs.
œ
NON A L’ABATTAGE DES ARBRES ET À LA MUTILATION DU
JARDIN LONGCHAMP
œ
NON AUX BETONNEURS POUR QUI IL EST PLUS IMPORTANT
DE SE REMPLIR LES POCHES QUE DE RESPIRER
À l'appel des associations
Ecoforum, Coqlico, Faresud, Greenpeace, SOS Nature
Sud, VWF, les Verts, Mille Babords, le théâtre de la Ferronnerie et l’Association
des Riverains de Longchamp
Contact email :
sos.longchamp@voila.fr
Site COQLICO :
www.coqlico.com
Rendez-vous jeudi 2 octobre à 18h 30
devant la mairie du 3
ème secteur,
13 square Sidi Brahim, 13005
Des analyses de sang révèlent que les riverains du Rhône et de la Seine présentent des taux élevés de PCB, alias Pyralène, et semble montrer un lien avec la consommation de poissons locaux. Commanditée par une association de défense de l'environnement et par le WWF, cette étude, de faible ampleur statistique, arrive à point nommé, avant un travail à l'échelle nationale qui débutera cette année.
Le WWF, organisation internationale de protection de l'environnement, vient de rendre publics les résultats de cette « Etude d'imprégnation au PCB », menée au mois de mars 2008 sur des personnes habitant près du Rhône ou de la Seine et ayant l'habitude ou non de consommer du poisson provenant du fleuve. Interdits de production depuis 1987, les PCB (polychlorobiphényles), plus connus en France sous le nom de Pyralène (un nom commercial), ont longtemps et largement été utilisés à différents usages dans l'industrie, notamment comme fluide transporteur de chaleur ou servant d'isolants dans les transformateurs électriques. On en trouvait également dans bien d'autres produits, comme les peintures. Chimiquement très stables, insolubles dans l'eau, ils subsistent très longtemps sans dégradation notable dans les sédiments. En revanche, parce qu'ils sont solubles dans les graisses, ces composés s'installent facilement dans les organismes vivants pour s'accumuler vers le haut de la chaîne alimentaire. L'alimentation est donc la source première de contamination. Leurs effets nocifs sont indiscutables mais mal cernés. On les pense cancérigènes et perturbateurs du métabolisme hormonal.
En 2006 et 2007, la découverte de fortes teneurs de PCB dans le Rhône avait conduit à interdire la consommation de poissons pêchés dans le Rhône dans plusieurs départements entre Lyon et la Méditerranée. Au mois de mai dernier, la préfecture de Rhône-Alpes a levé partiellement l'interdiction, pour certaines espèces, entre Valence et Avignon. Mais le doute demeure et une étude nationale démarrera en juin, menée par l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) et l'InVS (Institut de veille sanitaire). Elle concernera plusieurs sites, dont le premier sera choisi en juin et l'étude s'étendra d'octobre 2008 à mai 2009. Les résultats ne sont pas attendus avant 2010.

Une contamination apparemment liée à la consommation de poisson
C'est une sorte d'avant-goût de cette étude qu'a réalisée une équipe de médecins, sous l'égide du WWF et de l'ASEP (Association santé-environnement Provence), sur 52 personnes, de 9 à 83 ans, dont 21 femmes et 31 hommes. Parmi elles, 42 habitent dans le delta du Rhône, trois ont l'habitude de pêcher dans la Seine et l'un est pisciculteur sur la Somme. Les autres (6) sont considérées comme des témoins. Aucune n'est en contact avec les PCB dans sa profession. Ces volontaires se sont prêtés à une analyse de sang et ont répondu à un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires.
Les responsables de l'étude ont divisé cet échantillon en trois groupes selon leur degré d'exposition. Le groupe 1 vit au bord du fleuve et mange du poisson. Le groupe 2 vit au bord du fleuve mais mange du poisson moins de une fois par semaine. Le groupe 3 vit loin du fleuve et ne mange jamais de poisson qui en provient.
Les résultats sont nets. Les consommateurs de poissons (groupe 1) atteignent près de 70 picogrammes par gramme de matière grasse (extrait sanguin dans lequel se trouve les PCB). Les riverains sont à 28 et les autres à environ 17. A l'intérieur du groupe 1, 15 personnes disent consommer du poisson au moins deux fois par semaine et celles-là affichent un score de 93,13 picogrammes/gramme. Dans le groupe 3, la concentration mesurée semble augmenter avec l'âge du sujet.
Ces données évoquent donc un effet quantitatif de la consommation de poissons mais aussi de la proximité avec le fleuve, ce qui suggère une autre source de contamination, inconnue.
A cause de la faiblesse de l'effectif, les auteurs de l'étude ne peuvent compléter leurs résultats par des marges d'erreur et les conclusions doivent donc être déduites avec prudence. Le travail confirme tout de même ce que l'on savait déjà : il y a beaucoup de PCB dans les fleuves français. Il conduit aussi fortement à supposer que les populations riveraines sont réellement exposées et qu'un risque sanitaire doit être suspecté.
Le WWF et l'ASEP ont présenté leur étude le jour où se réunissait un comité de suivi des PCB dans le Rhône. A sa sortie, le préfet du département du Rhône, comme le rapporte Libération, reconnaissait l'ampleur du problème à résoudre : « Le véritable enjeu, c’est la dépollution du Rhône et de ses affluents. Mais personne ne sait comment faire. Il n’existe aucun procédé au monde pour traiter de telles quantités ».
Bonsoir,
Le reportage qui suit est découpé en sections pour les âmes sensibles et autres utopistes qui croient que ce genre d'histoire ne se lisent que dans des romans de science fiction. La réalité fait
encore et toujours peur et on peut rendre hommage à cette journaluste pour son travail des plus documenté. Blague à part, ce reportage ne se regarde pas en passant au boulot et serait
plutôt au centre d'une soirée ou plutôt d'une veillée.
Alors courage, on n'en sort pas grandi mais informé et c'est toujours ça de gagné.
Bon visionnage.
Anna-Na !

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Marie-Monique Robin Née en 1960, lauréate du Prix Albert-Londres (1995). Journaliste et réalisatrice, elle a réalisé de nombreux documentaires – couronnés par une dizaine de prix internationaux – et reportages tournés en Amérique latine, Afrique, Europe et Asie. Elle est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Escadrons de la mort, l’école française (La Découverte, Paris, 2004) et L’école du soupçon. Les dérives de la lutte contre la pédophilie (La Découverte, Paris, 2006). |
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